dimanche 26 août 2012

Sergio Toppi 1932-2012

Que dire ? Je ne sais pas trop sinon que j'ai commencé à découvrir l'oeuvre de Sergio Toppi en 1997 grâce aux éditions Mosquito dirigé par Michel Jans qui est un type très bien. Sergio Toppi est un géant de la BD tout genre confondu. Tout le monde ne sait pas encore ce qu'a accompli Sergio Toppi durant sa vie : une œuvre puissante et inévitable. Inévitable car magnétique, magnétique parce qu'humaine, sincèrement humaine. A la lecture de son œuvre on se rend bien compte que la thématique du temps est importante et que l'humanité ne semble être qu'un soubresaut de la vie, des gesticulations dans une fourmilière , prétextes à raconter des histoires. Ses personnages étaient emprunté à l'Histoire, la grande, la petite et les légendes. Ses récits sont puissants et envoutants car ils nous placent comme des témoins directs des tensions et des pulsions des protagonistes. Et bien sûr nous sommes aussi témoins d'un imaginaire fantastique qui place le dessin de Sergio Toppi à une frontière vertigineuse. Quand j'ai découvert son graphisme je n'avais rien vu de tel auparavant. Enfin un dernier mot sur le Collectionneur, son personnage le plus récurent : c'est avec l'album L'Obélisque Abyssin que j'ai découvert Sergio Toppi. Pour nous occidentaux qui vivons dans un monde très matérialistes et très cartésiens, il est rassurant de lire les aventures d'un collectionneur dont l'objet de la quête est finalement moins important que la quête elle-même. Alors que dire ? A vous de jouer maintenant, que ceux qui passent par là et ne connaissent pas Sergio Toppi se jettent sur les aventures qu'ils nous lèguent.


Le collectionneur

Illustration du récit "Le calumet de pierre rouge"

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